L’amour de soi

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La toute première idée pour l’amour de soi, c’est la bienveillance, le soin et l’attention que l’on porte à soi-même. Il est sans doute important de rappeler que notre corps est le tabernacle dans lequel notre âme a choisi de prendre sa place. Notre corps à sa structure physique, visible, avec sa peau, frontière entre l’intérieur et l’extérieur. C’est la demeure pour notre être. C’est aussi notre véhicule pour notre vie terrestre. 

Fermons les yeux et posons un regard conscient sur cet état de fait et observons. Que voyons-nous, que ressentons-nous ? Que pouvons-nous apporter, enrichir, embellir, assouplir, expenser, détendre, éclairer, épurer, assainir ?

Bien souvent, nous apportons beaucoup de soins du côté extérieur de nous-mêmes, dans nos appartements, nos maisons, nos jardins, ce qui est fondamental pour se sentir bien. 

Qu’en est-il de notre demeure et notre jardin intérieur ?

Comment cultivons-nous l’environnement interne de notre corps ?

C’est là qu’intervient notre part de liberté, de choix, d’orientation et bien souvent, nous avons à désapprendre un certain nombre de croyances inculquées depuis notre naissance. C’est un nettoyage intérieur où tel un jardin, nous arrachons soigneusement chaque pousse envahissante correspondant à différentes croyances limitantes mais aussi à la culpabilité, aux jugements et aux peurs…, afin de faire place nette pour la naissance de nouvelles fleurs émanant l’amour de soi.

Rappelons que la culpabilité appartient au passé. En ce qui concerne nos peurs, elles appartiennent au futur. La culpabilité règne tout autour de nous et nous n’avons souvent pas conscience qu’elle est présente à l’intérieur de nous. Nous projetons souvent la culpabilité sur l’autre car nous l’observons chez lui en n’ayant pas toujours conscience qu’elle se trouve à l’intérieur, dans notre propre esprit. En l’observant chez l’autre, nous projetons notre propre culpabilité à l’extérieur de notre esprit. Ne pas se sentir coupable, cela signifie ne pas se laisser envahir par les pensées provenants de l’ego. La culpabilité n’a pas sa maison dans le présent. En faisant partie du passé, elle crée la dualité. Elle nous éloigne de notre conscience de l’unité et crée l’adversité, de ce fait. La naissance de la culpabilité apparaît dans la complaisance liée à la nourriture, et à toutes formes d’addictions.

La naissance de la peur, elle, est liée aux projections que nous faisons comme :

  • et s’il se passait ceci ou cela ?
  • Et si je n’arrive pas à tel objectif ?
  • Pourvu que mon projet ne soit pas un échec 
  • Je crains qu’il se passe ceci ou cela

Nous sommes alors projetés dans le futur et sommes encore dans la division intérieure de nous-mêmes. Nous sommes dans le désamour de soi provoqué par la dualité intérieure engendrant ainsi des pensées qui installent ensuite des émotions négatives dans notre demeure interne.

La bienveillance et le soin passent par la conscience d’apprendre à gérer nos pensées, afin de porter cette attention particulière à toutes celles qui peuvent appartenir soit au passé (la culpabilité), soit au futur (la peur). C’est alors s’exercer encore et encore à se recentrer dans l’instant présent, en positionnant notre conscience au centre de nous-mêmes, au centre de notre cœur, qui est le siège de notre amour pour nous-mêmes et ainsi pour les autres. Ce recentrage qui apporte à nouveau l’unité, tout en vivant l’instant permet de retrouver la paix intérieure qui est exsangue de tous jugements. Nous apprenons à accepter ce qui est et accueillons ce qui vient, dans ce juste positionnement où tout Est. 

Dans l’Amour il y a aussi Rigueur. Alors oui, cela demande de l’assiduité et de la conscience, jusqu’au moment où tout devient plus simple et naturel.

Apprendre à s’aimer, c’est trouver la rigueur positive de cultiver la bienveillance, la beauté, le respect et le soin de soi afin que notre demeure intérieure soit lieu d’accueil de l’amour inconditionnel qui rayonnera pour toutes choses et toutes formes de vie.